Taken (Pierre Morel, 2008)

Peu de films français peuvent se targuer d’avoir engrangé 150 millions de dollars au box-office américain, ce qui suffit à assurer à Taken une place dans l’histoire du cinéma que ses qualités intrinsèques auraient été bien en peine de lui valoir. Non qu’il s’agisse d’un mauvais film, mais c’est pour l’essentiel un produit de série, aux ambitions très terre-à-terre: produire un cocktail de sensations fortes assez efficacement doté pour ne pas laisser au spectateur le temps de réfléchir. Pari dans l’ensemble réussi, pour peu que le spectateur accepte de jouer le jeu et d’oublier que l’histoire est un tissu platement filmé et à peine cohérent de situations et de personnages vus et revus cent fois. Liam Neeson y est pour beaucoup et si vous doutiez encore qu’il soit un grand acteur, alors c’est le film que vous devez voir, car il tire le maximum du matériau qui lui est donné, et arrive presque à rendre crédible son personnage de super-agent-à-la-retraite-mais-toujours-redoutable. D’autres auraient joué la carte du second degré ou assuré le service minimum; Neeson lui y va à fond, sans nuances, et ça marche. Chapeau l’artiste!

Very few French films can be said to have grossed over 140.000.000 $ on the American market, so that feat alone makes sure Taken has a place in the history of cinema – a place that its own qualities would’ve had difficulty to secure. Not that it is a very bad film, but it is essentially a cookie-cutter product whose ambitions are fairly down to earth: to embark the viewer on a roller-coaster ride so fast and eventful that no time is left for thinking. This objective is mostly met, assuming the viewer is good-natured enough not to notice how the whole thing is a poorly-directed rehashing of situations and characters seen a hundred times before. Liam Neeson is the film’s main (sole?) driving force and if you still have doubts regarding his acting abilities then Taken is the film you need to see as he makes the most of what he is given (not much) and makes his retired-merciless-and-almost-indestructible-special-agent almost credible. Others might have played it tongue-in-cheek or opted for minimal service but Neeson goes for the jugular, without caring too much for nuances – and it works. Chapeau l’artiste!

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